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Retour sur l’assemblée générale de Données souveraines Québec : bâtir nos communs numériques

L'autonomie technologique, la décentralisation et la gouvernance des données comme piliers de nos collectivités

Retour sur l’assemblée générale de Données souveraines Québec : bâtir nos communs numériques

Les communs numériques et la souveraineté technologique : allier infrastructures locales et gouvernance ouverte au Québec.

« Pour qu’un milieu de vie, une collectivité ou un territoire exerce un réel pouvoir d’agir sur son environnement bâti et social, il ne peut pas sous-traiter ses infrastructures informationnelles critiques à des monopoles propriétaires étrangers. »

Invité par Marc Laporte , vice-président de l’organisation, j’ai assisté à la première assemblée générale annuelle de Données souveraines Québec au pub L’Île Noire, dans le Quartier latin de Montréal. En quatre mois d’existence officielle seulement (création en avril 2026), l’organisme démontre déjà une force d’action remarquable et une vision claire pour l’autonomie technologique de la province.


Une impulsion rapide et structurée

Sous la direction générale de Gilbert Ouellette, l’organisation a déjà rallié 35 membres corporatifs et individuels, bénéficié d’un appui financier du Ministère de la Cybersécurité et du Numérique du Québec (MCN) et mis sur pied six comités thématiques.

Sur le plan financier, la transparence est au rendez-vous avec 95 300 $ de revenus (dont 85 200 $ en subvention et 35 000 $ en honoraires) pour 38 727,21 $ de dépenses.

L’urgence d’agir est évidente : 15 milliards de dollars sont dépensés au Canada en importation pure de services numériques. L’organisme entend interpeller directement l’État québécois en articulant l’offre, la demande et le financement nécessaires pour renverser cette fuite de capitaux.


Événements à venir et chantiers stratégiques

Plusieurs mobilisations et rendez-vous majeurs sont inscrits au calendrier :

  • 24 septembre 2026 (12h) — Webinaire de lancement de la cartographie des centres de données :
    Le Collectif numérique responsable et soutenable (NRS), COlab Innovation sociale et culture numérique et l’Université Laval dévoilent la première cartographie des infrastructures de calcul au Québec et leurs impacts énergétiques. Les travaux menés par Nathalie Sanon PhD, eMBA permettent de vulgariser l’état des lieux et d’identifier qui possède et exploite ces centres. Les inscriptions pour assister à la présentation sont ouvertes sur le formulaire du webinaire.

  • 13 octobre 2026 — Révélation de la feuille de route à MTL connecte :
    Rédigée sous la direction de Florian STRICH avec un comité de relecture, cette feuille de route intègre un volet dédié au logiciel libre. Elle sera dévoilée en exclusivité lors de l’événement MTL connecte (sous embargo d’ici là).

  • 14 octobre 2026 — Sommet international sur la souveraineté numérique :
    Une demi-journée d’échanges réunissant des experts internationaux coordonnée par Paul Allard (candidat à la présidence du conseil d’administration), avec le soutien de Benoit Martel comme commanditaire principal.

  • Énergie, décentralisation et politiques publiques :
    Contributions clés d’Armand (Bahador) Zabihiyan (convergence énergie-données et fragmentation sur systèmes décentralisés), de Geneviève Fabio (sensibilisation politique municipale sur l’ensemble des couches de données) et de Véronik Aubry (produits de gouvernance de données souveraines).

Pour participer à cet état des lieux, le sondage sur la souveraineté numérique au Québec, piloté par Persévère Conseils en collaboration avec l’organisme, recueille actuellement les contributions.


La souveraineté des données, c’est le « Code Commun » (.cc) en action

Chez Cohabitat.cc, notre identité repose sur le .cc : le Code Commun.

Pour qu’un milieu de vie, une collectivité ou un territoire exerce un réel pouvoir d’agir sur son environnement bâti et social, il ne peut pas sous-traiter ses infrastructures informationnelles critiques à des monopoles propriétaires étrangers.

La souveraineté numérique n’est pas seulement une question de serveurs ou de frontières territoriales :

  • Un code commun et ouvert : Garantir que les algorithmes, les protocoles et les architectures civiques restent auditables, modifiables et gouvernés par la communauté.
  • Des données comme bien public : Traiter l’information municipale et citoyenne comme un commun partagé plutôt qu’une ressource extractive.
  • Un cercle vertueux local : Reboucler nos investissements technologiques dans les talents et les infrastructures d’ici pour consolider l’autonomie de nos milieux de vie.

L’émergence de Données souveraines Québec marque un pas décisif pour inscrire le « Code Commun » au cœur des politiques publiques et de l’action collective.